Nous sommes dans l’obligation de communiquer avec les gens auxquels nous sommes connectés dans les différents domaines qui composent votre vie.
Nous avons tous notre propre avis, nos propres visions des évènements qui nous sont extérieurs mais aussi sur ceux qui nous concernent. Chaque évènement vécu laisse une empreinte dans notre mémoire émotionnelle comme je vous en ai déjà parlé dans mes articles précédents.
Dans cet article, nous allons voir comment l’échange et la communication sont les fondements indispensables car sans eux, nos plus belles relations sont vouées à une mort certaine par rapport au monde d’incompréhension qui va s’installer.
‘Je ne le comprends plus, il a changé. Il (elle) ne mérite plus de faire partie de mes relations’

Une histoire qui vous est peut être arrivée…

Pour mieux comprendre je vais vous raconter une histoire, celle de 2 enfants qui sont des copains dans la vie. Les modèles familiaux sont très proches, ils fréquentent la même école et sont dans la même classe. Ils font même, ensemble, du sport et sont inscrits au club de football de leur village. Ils sont tous les deux des bons éléments de l’équipe. Dernier détail, ils sont de la même année, sont nés à 3 jours d’intervalle et sont physiquement très proches.
Avec leurs parents, un Week-end, ils vont sur une grande foire. Ils évoquent pendant tout le trajet le grand ‘Huit’. Dès l’entrée, les deux garçons se précipitent sur le manège, prennent leur billet et, enfin leur tour arrive. Ils montent dans le premier wagon. Un agent de sécurité vérifie leurs attaches et les voilà partis.

A la fin du manège, quand le wagon s’immobilise, le premier s’exclame ‘déjà’ alors que le deuxième pense ‘enfin’. L’arrivée est bien différente dans le ressenti de chacun des garçons. Le premier est surexcité et n’a qu’une envie, c’est prendre à nouveau un billet et de recommencer. Le second est dans un ressenti totalement différent. Il a eu très peur et cela a d’ailleurs provoqué un léger malaise. Il a la tête qui tourne, a du mal à se tenir debout et demande à s’asseoir.
Ces deux enfants ont vécu la même expérience, expérience connexe dans le lieu et dans le temps. Pourtant leurs visions et leurs ressentis de cet évènement sont bien différents.

Notre vision n’est pas la réalité. Il existe pour chacun d’entre nous des réalités bien différentes. Si nous réfléchissons sur les ‘limites’ de chacun, nous savons lequel des deux garçons va certainement revivre cette expérience et l’autre, non. Les limites sur lesquelles nous buttons sont nos propres représentations qui se réalisent dans notre mémoire émotionnelle.

Si les deux garçons n’échangent pas sur cette expérience, sur leurs ressentis respectifs, ils ne vont pas se comprendre. Nous avons une tendance à projeter notre propre vision sur les choses et les évènements, et, croire que nous détenons la vérité. Sur certains sujets nous voulons imposer notre vérité.

Lorsque vous lisez le passage ci-dessus, dans quel personnage étiez-vous ?
Pour en revenir à cette histoire, si vous détestez les « Grand 8 », vous avez vraisemblablement créé, pendant votre lecture, une image de ce pauvre garçon qui a mal vécu cette expérience et vous avez presque ressenti ses états internes. Par contre vous n’avez pas créé d’image de l’autre garçon dans son wagon, heureux de vivre cette expérience et qui en demande encore.
Si vous aimez les « Grand 8 », il y a de forte chance pour que vous ayez fait l’inverse, projeté une image de l’enfant avec des ressentis d’excitations, etc…
Vous vous souvenez, dans l’article précédant, les 3 processus d’expression !… Il en est un peu de même pour votre cerveau pour enregistrer une information. Dans la plupart des cas vous enregistrez l’information donnée qui correspond la mieux à vos croyances et votre vision du monde, à ce que vous aimez.

La faute aux croyances ?
Si ces deux garçons n’échangent pas sur leurs expériences respectives, ils vont vivre côte à côte dans un monde d’incompréhensions. Il n’y a pas de mal à avoir peur, cela ne renvoie pas à une mauvaise attitude. Ce n’est que le reflet de nos émotions. J’aime ou je n’aime pas en réalité, et, ma personnalité n’est entachée en aucune façon par l’expérience si j’ai ressenti de la peur. Il sera peut être difficile d’en parler, parce que je suis un garçon et les garçons n’ont pas peur. « Je ne suis pas une fillette ». Voilà une cause racine qui peut me muer dans le silence car une vieille croyance bien enfouie à refait surface à cette occasion.

La phrase qui fera la différence.
L’intelligence relationnelle et la faculté d’échange peut tout changer.
Pour reprendre mon exemple, je suis le garçon qui a eu très peur.
Mon copain me dit :
« Tu sais, je comprends que tu puisses avoir peur, moi, c’est le noir qui me fait peur »
Maintenant, autre version, mon copain me dit la chose suivante :
« T’es un vrai trouillard, une vraie chique molle »
Je vous laisse imaginer, après avoir vécu cette humiliation, dans quels états sont les dispositions à la communication et à l’échange. Il y a une très forte probabilité pour que je stoppe l’échange. Je serai ensuite gagné par des sentiments, peut être la honte et je vais même installer des croyances.
Croyez-vous que je vais garder une relation avec ce copain ?

Mon invitation
Règle numéro 1, évitez autant que vous pouvez le jugement. Ensuite je vous invite à échanger, efforcez-vous de communiquer en questionnant les personnes autour de vous. Chercher à comprendre comment ils fonctionnent, ce qu’ils ont vu, entendu, ressenti. La richesse de la relation crée ses racines dans vos comportements et vos attitudes.
Vos attitudes doivent être empreintes d’humanité, de respect, mais surtout, d’amour.
Apprenez la tolérance, laissez votre cœur prendre le pouvoir sur votre cerveau.
C’est parce que vous donnerez, que vous recevrez.

« La raison peut nous avertir de ce qu’il faut éviter, le cœur seul nous dit ce qu’il faut faire »
Joseph Joubert.

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