L’orthographe !… A l’époque des ‘sms’ et des nouveaux comportements sociétaux dans notre manière de communiquer, beaucoup de gens pensent que faire quelques fautes n’est pas important, que ce n’est pas grave. Je ne suis pas du genre à croire cela, mais, ces dernières années, d’article en article, je me suis convaincu peu à peu que je ne faisais plus de fautes, ou presque pas.

Mon histoire.

Alors que je publiais un e-book, une amie, Nelly, m’a demandé si je l’avais fait corriger. Sa question était légitime à plus d’un titre et pour 2 raisons. La première, nous ne devrions rien publier sans une relecture et une correction et la deuxième raison tout simplement parce que c’est son métier. C’est une experte en orthographe et en correction. Elle me l’a donc proposé.

Je me suis prêté volontiers à cet exercice, curieux à vrai dire. J’étais persuadé qu’elle ne trouverait pratiquement aucune faute. J’étais très confiant dans la vision de mon niveau en orthographe. Alors allons-y !… Je dois vous l’avouer, vous le dire, cela s’appelle  « tomber de sa chaise ». Le résultat a été édifiant bien qu’elle m’ait annoncé avec une grande empathie que j’avais fait peu de fautes. C’est bien ce qui caractérise Nelly, son empathie et sa gentillesse car elle aurait certainement dû me dire que j’avais bien fait de lui confier ce travail de relecture et de correction vu le nombre de fautes. Il n’y avait pas une faute à tous les mots ou chaque phrase, loin de là, mais suffisamment pour me laisser un goût d’imperfection, une forme d’amateurisme. Je dois vous l’avouer, j’ai éprouvé une forme de honte, bizarre non ?!…

L’explication de Nelly sur l’orthographe.

En tant que coach, adepte des sciences cognitives, il ne m’a pas fallu très longtemps pour comprendre l’explication de Nelly. Pour planter le décor en avant-propos, il y a ceux qui ne font pas de fautes ou bien rarement, et ceux qui ne les voient pas ou qui n’ont pas assimilé quelques points de vocabulaire, de grammaire et de conjugaison. Avant de passer à l’explication de Nelly, il faut savoir que les personnes qui ne font pas de fautes haïssent celles qui en font !… Bon, faut pondérer un peu quand même.

Pour les ouvrages longs, je vous laisserai apprécier, Nelly  dit que l’auteur est pratiquement dans l’impossibilité de repérer ses propres fautes. C’est notre cerveau qui nous joue des tours et pour ceux qui me suivent, ce n’est pas la première fois que ce dernier s’amuse avec nous. Il y a une auto correction de notre propre texte, que réalise notre cerveau, car nous savons ce que nous avons voulu dire dans notre ouvrage.

Alors que j’écris cet article, une histoire me revient à l’esprit. Lorsque j’étais enfant, je me souviens d’un épisode presque traumatisant à ce sujet. J’avais conjugué le verbe être au tableau. Une fois terminé, l’institutrice me dit : « Philippe, il y a une faute »… et elle continua son cours. Pendant ce temps j’ai relu 10, 100 fois ou plus les 6 lignes que j’avais faites au tableau. Je ne trouvais pas la faute alors que j’avais appris mes conjugaisons. Ceci est bien la preuve que notre cerveau auto corrige nos écritures. Bien sûr l’histoire se termine bien car l’institutrice finit par me corriger en me disant : « Tu ne voyais pas ta faute ? » et moi de répondre « non »

Réflexion personnelle.

J’ajouterais une note personnelle que certains partagent peut être : j’ai du mal à me concentrer juste sur l’orthographe. Lorsque je commence ma relecture et ma correction, je suis focus, puis au fil des lignes, des chapitres et des pages je passe progressivement en relecture de ‘sens’ ou bien ‘mal dit/bien dit’ et je ne fais plus de correction orthographique.  Vous voyez ce que je veux dire ? Lorsque je prends conscience de cette dérive, alors je n’ai pas d’autre choix que de recommencer là où j’ai perdu le fil.

Mais les fautes ce n’est pas très grave, non ?

Sur ces constatations, je suis allé chercher ce que je pouvais trouver sur les Français, le Français et l’orthographe. Accrochez vous…

J’ai trouvé une enquête et des statistiques de 2015 réalisées sur un échantillon de plus de 1200 personnes. Alors voilà ce qui est révélé. 26% des français estiment ne faire aucune faute ou presque et je me classais dans cette catégorie. 50% environ estiment faire toujours les mêmes  fautes, toujours sur les mêmes mots. Par contre savez-vous que vos compatriotes à plus de 50% ont le poil qui s’hérisse avec les fautes entre « être et avoir », plus de 30% sur les erreurs « un ou une » et 36% détestent les fautes sur les accords du participe passé.

Les fautes d’orthographe en conclusion, grave ou pas grave ?

La gravité d’écrire avec des fautes est bien évidement celle qu’on lui accorde. Si vous pensez que ce n’est pas grave, vous avez raison. Par contre sans le savoir, insidieusement, il peut y avoir des conséquences. Penser que c’est grave, vous avez raison aussi et je fais partie de ce deuxième mouvement de pensées après la correction de Nelly.

Vos articles, vos mails ou vos e-books font partie de vos productions que les gens qui vous suivent vont lire. Regardez simplement les pourcentages ci-dessus et posez-vous les questions :

  • Que pensent à minima 30% des gens qui vous lisent si vous faites des fautes ?
  • Quel impact sur votre image ?
  • Quel est le prix réel de vos fautes ?
  • L’incidence de vos fautes sur votre image de marque ?
  • N’est-ce pas contre productif par rapport à votre investissement ?

Merci à Nelly pour cette aventure. Personnellement mon choix est fait.

Pour suivre Nelly : www.defi-orthographique.com

Philippe Doucet votre Coach