Notre vision du monde et des évènements sont des représentations mentales que nous construisons par rapport à un ensemble de faits que nous avons vécu, par rapport à qui nous sommes, notre éducation, notre milieu, etc… pour garder la cohérence dans notre système de pensées.
Ces représentations mentales se construisent au travers des informations qui constituent notre mémoire émotionnelle.

Si nous vivons une expérience proche d’une autre expérience très ressemblante contextuellement, inconsciemment nous allons modifier nos états internes, nos ressentis et classifier l’information de la même manière émotionnelle.
Si la situation est nouvelle, nous allons nous baser sur nos ressentis en faisant appel à un ensemble complexe et combiné de notions et de savoirs entre, éducation, valeurs, croyances, connaissances, compétences, etc…Nous allons générer un ensemble d’émotions et les classer dans notre mémoire émotionnelle.

La succession d’expériences contribue à l’établissement de nos croyances au travers des mécanismes synthétisés ci-dessus. Nous sommes des générateurs d’émotions que nous classons méthodiquement avec les mêmes processus.
Nous allons maintenant, en conscience des points abordés ci-dessus, aborder nos différents modes d’expression qui correspondent à la personne que nous sommes, la vision du monde que nous avons et notre vérité.

Lors de notre communication, de nos échanges, nous nous basons sur nos bagages d’expérimentations et de croyances. Nos bagages, c’est-à-dire l’ensemble de tout ce que nous avons vécu dans le monde réel, qui, en fonction de notre personnalité et de notre identité, ont servi à construire des images internes, des représentations de notre vécu. A ces représentations nous avons associé des émotions. Sur ou pour un même fait, deux personnes auront systématiquement des représentations associées, des charges émotionnelles et des ressentis différents.

Nous communiquons obligatoirement selon 3 modes d’expression :

1- La sélection ou l’omission.

C’est un automatisme de filtration basé sur nos croyances qui est de retenir les informations et les faits qui vont exclusivement dans le sens de notre vision du monde, de notre vérité.
Si nous pensons, par exemple, que le modèle d’éducation ‘X’ est le seul modèle viable pour nos enfants, il nous sera presque impossible de prendre en considération la réussite du modèle ‘Y’ et la considération des parents ou du système éducatif.
C’est une croyance fortement ancrée qui nous fait dévier de la qualité de la relation et qui peut nous amener à ne plus vouloir échanger sur un sujet particulier à moins que notre interlocuteur soit du même avis que nous.
Dans ce cas nous pouvons dire que c’est une croyance qui nous freine, qui peut mettre à mal une relation.

Si vous avez vécu ce genre de situation, je vous invite à réfléchir sur ‘la vérité’.
Ma vision du monde, n’est pas le monde. Il en est de même pour les ‘choses’ d’une manière générique.
Créez la richesse dans la relation, allez chercher en quoi la vision de l’autre est différente de la vôtre, cherchez à comprendre. Vous deviendrez flexible et enrichirez vos relations avec les personnes qui sont proches de vous. Et, vous vous enrichirez vous même.

2- La distorsion

Nous avons déjà évoqué l’établissement de nos croyances. Ces dernières sont tellement fortes que dans certaines circonstances nous déformons les éléments factuels afin qu’ils soient cohérents avec notre vision de la réalité. Nous sommes dans l’interprétation.

Si notre enfant, au retour de l’école, entre en courant dans la maison, jette son cartable dans sa chambre et ressort aussi vite qu’il est entré (comportement inhabituel chez lui ce qui éveille notre attention), nous pouvons penser qu’il prépare un mauvais coup parce que nous sommes toujours inquiet (peut-être parce que vous-même enfant faisiez des ‘coups en douce’) ou nous pouvons élaborer toutes sortes d’autres hypothèses et entre autres qu’il y a un problème.
J’ai déformé la réalité pour qu’elle soit cohérente avec ma vision du monde, car, la réalité factuellement, si je réfléchis bien c’est que je ne sais pas pourquoi il s’est comporté ainsi.
En fait ce jour là, exceptionnellement, c’est le papa d’un élève qui a ramené votre enfant à la maison. Votre enfant devait rendre un livre qu’on lui avait prêté. Comme le papa attendait dans sa voiture, votre enfant a couru, comportement inhabituel mais justifié.

Votre père (mère) ne vous a pas téléphoné et vous n’arrivez pas à le (la) joindre. Vous êtes très inquiet car ce n’est jamais arrivé. C’est peut-être tout simplement parce qu’il y a une coupure du téléphone ou bien que sa batterie est déchargée.
J’attire votre attention sur ce mécanisme car nous avons toujours tendance à imaginer le pire. Dans plus de 98% des cas votre imagination vous aura trompé.

3- La généralisation

C’est un mécanisme très courant chez la plupart d’entre nous. Nous oublions que chacun peut avoir une vérité différente de la nôtre. Notre vérité, notre réalité devient LA réalité et LA vérité. ‘Aujourd’hui tous les enfants sont des…. ‘ C’est ce que nous appelons la généralisation.

Ce qu’il est important de retenir par rapport aux modes d’expression.

Dans la plupart des cas, nous questionnons peu d’une manière générale ou mal. Nous écoutons notre entourage et nous nous forgeons une opinion, nous portons même des jugements.
Je vous invite à limiter vos jugements et même éliminer le jugement de votre fonctionnement. Créez-vous un monologue intérieur dès que vous entrez dans un jugement : « STOP ». D’ailleurs, qui suis-je pour juger ?
Créez de l’échange, questionnez, demandez à votre interlocuteur d’être plus précis et plus spécifique possible. Le but, le sens, est de comprendre comment ‘l’autre’ voit le monde, son monde.

Vous pourrez toujours répondre en cas de désaccord :
‘Permets moi d’avoir une autre vision des choses, pour moi…’,
‘Voilà comment moi je fonctionne…’,
‘Voilà comment j’entends les choses…’,
‘Comment je ressens les choses…’.
‘Et, par rapport à ma vision que je t’ai donnée, tu en penses quoi ?’
Demandez des retours vous créerez ainsi un échange d’une grande richesse.

Je vous invite à faire de ce dernier petit chapitre un crédo. Si vous l’appliquez à la lettre sans déroger, votre vie changera, croyez moi.

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Philippe votre coach