Tous les jours pour la plupart d’entre nous, notre vie est rythmée suivant les mêmes rituels. Nous nous  ancrons dans nos automatismes, dans nos comportements quels qu’ils soient. Des habitudes de travail, des habitudes alimentaires, mais aussi sportives  sont autant d’exemples et ils en existent bien d’autres.

Comment se construisent ces habitudes.

Nous héritons des comportements de notre environnement. Ce sont nos parents, le système éducatif qui eux-mêmes ont hérité de modèles. Les modèles évoluent, mais à bien regarder le schéma, les modèles évoluent peu. Ils se construisent au fil des années en créant des autoroutes neuronales qu’il nous est presque impossible de changer.

Vous avez passé votre permis de conduire ? Si oui, vous allez mieux comprendre la construction des habitudes et la naissance des automatismes. Souvenez-vous le focus sur vos gestes, souvenez-vous de cette concentration extrême sur chacun de vos mouvements et la coordination par exemple pour passer les vitesses. Aujourd’hui, c’est automatique, vous avez intégré la conduite dans votre fonctionnement et elle est entièrement automatisée. Oui, automatisée et vous avez certainement fait cette expérience quand, arrivé à destination, vous ne vous souvenez même plus de votre trajet emprunté.

Votre cerveau a pris le relai et a géré votre conduite en automatique comme il l’a fait également pour  les pulsations de votre cœur, votre rythme respiratoire et le battement de vos cils.

C’est ainsi que tous les processus d’apprentissage et d’éducation utilisent les mêmes dispositions cérébrales pour apprendre, pour intégrer. La répétition crée des ancrages profonds dans notre fonctionnement. Nous pouvons dire que nous créons notre zone de confort et d’habitudes même si  je n’aime pas de trop cette expression. Il n’y a pas d’inconnu, nous écartons le danger au maximum, nous installons des routines reproductibles.

Le changement est dur, les habitudes ont la vie dure.

Cette affirmation n’est pas fondamentalement vraie. Cependant elle fait partie des vérités construites que nous fabriquons pour légitimer nos situations, nos visions et les ressentis de notre vécu. Nous sommes dans la distorsion de la réalité pour qu’elle corresponde à notre vision du monde.

Pour bien comprendre le changement, prenons un exemple simple. Le matin, vous vous levez, à moitié endormi vous faites d’abord un peu de méditation. Puis c’est l’heure de votre déjeuner, vous prenez un smoothie, mangez quelques noix, et vous vous jetez dans la douche. Début de journée traditionnel et commun à beaucoup d’entre nous. Essayez maintenant simplement d’inverser l’ordre entre le petit déjeuner et la douche. Notez que c’est perturbant, même difficile et il vous faudra un certain temps pour que les sensations bizarres  disparaissent, c’est perturbant, votre cerveau ne comprends pas.

Pour le travail c’est pareil, tous les matins, je fais les choses dans un ordre précis sous prétexte d’organisation, d’optimisation, etc. … La réalité c’est qu’après avoir expérimenté différentes solutions, vous avez choisi soit celle qu’on vous a dit de prendre, soit celle qui vous semble la plus rentable dans votre recherche d’efficacité par exemple, mais pas que. Vous pouvez faire la même expérience, essayez d’inverser des tâches. Vous éprouverez une sorte de malaise de la situation.

De même si vous faites partie des gens accros aux notifications sur vos appareils par exemple, essayez de couper ordinateur, téléphone etc… pendant une journée. Notez comment cela est dur, même angoissant pour certains et pour nos ados, c’est la punition ultime si vous confisquez le portable quelle qu’en soit la raison.

Nous sommes programmés pour régler nos vies avec des habitudes. Nous venons de le voir, le changement nous est compliqué car nous acceptons mal le changement.

En grande partie une illusion.

Reprenons les exemples s’il vous le voulez bien. Prendre sa douche avant ou bien après cela n’a que très peu d’importance. Cela ne bouleverse en rien notre vie sinon la provocation d’une rupture d’habitudes neuronales en quelque sorte.

Si vous coupez internet une journée et que vous ne voyez plus ce qui se passe sur la toile et vos réseaux, fondamentalement vous n’allez rien louper et nous arrivons au même constat, ce n’est qu’une rupture d’habitudes. Entre nous soit dit sur cet exemple précis, vous avez tout à gagner car la qualité des contenus n’est pas au rendez-vous dans 99% des cas.

La notion de remplacement.

Je pense que le changement est identique à la gestion de nos croyances. En ce qui concerne nos croyances, nous changerons l’une d’entre elle que si nous avons une meilleure croyance à prendre, et je dirais même, ‘si et seulement si’ j’ai une meilleure croyance à prendre.

Pour le changement, j’intègre ici qu’il est la résultante du remplacement d’une situation par une autre ou bien d’un état par un autre. Je pense que le remplacement par rien est extrêmement rare voire inexistant. La nature a horreur du vide.

Donc contraint(e) ou volontaire nous essayons toujours de remplacer un état par un autre état.

Le grand changement de vie.

Il y a le grand changement volontaire qui est souvent le fruit d’une longue réflexion. Il est souvent lié à une forme de constat sur le parcours et là où nous en sommes dans la vie. Souvent emprunt de philosophie, mais pas toujours, il s’amorce dans le temps avec des envies diverses mais surtout de vivre autre chose, de vivre différemment. On prend le temps de la réflexion, on pèse le pour et le contre comme on le dit. Certains se décident et opèrent des virages dans leur vie.

Non pas que le changement volontaire ne m’intéresse pas, mais je désire mettre l’accent sur le changement brutal.

Celui-ci est très bouleversant car il ne s’agit plus de petites habitudes, mais d’un changement de vie parce qu’il s’est imposé alors que nous nous en serions bien passé.

Cela peut être un changement suite à un licenciement par exemple, mais aussi un changement parce que vous avez marre d’une situation invivable, que votre conjoint(e) vous annonce votre séparation ou demande le divorce. Très souvent, la nouvelle situation, si elle est imposée sera beaucoup plus dure à vivre. Si c’est vous qui faites le choix ce sera plus simple en quelque sorte car il n’y aura pas la surprise et elle sera la conséquence d’une réflexion.

Cela va automatiquement générer les mêmes sentiments que je vous ai déjà évoqués, mais, arrivent à ce moment d’autres ressentis.

Les besoins physiologiques.

Les besoins physiologiques primaires sont communs à tous, presque à 100%. Il s’agit de dormir, respirer, boire, manger, éliminer, se protéger du froid et du chand et le besoin de sécurité

Les besoins physiologiques conditionnent également nos décisions, donc, nos actes. Si j’ai plus besoin de sécurité qu’une autre personne, que je viens d’être licencié, je vais vivre une situation compliquée. Je vais tout faire pour créer les conditions sécuritaires qui me permettent de me sentir bien, de me sentir en sécurité.

Les besoins d’avoir un toit, de manger et de me vêtir seront les besoins auxquels il me faudra répondre en priorité. La pyramide de Maslow existe belle et bien. Comme évoqué avant, nous ne portons pas la même importance d’une personne à l’autre.

Dans le cas d’un licenciement, dès que vous aurez retrouvé ou créé votre emploi, vous aurez d’autres objectifs en exprimant le besoin d’appartenance, en recherche l’estime et la reconnaissance pour combler votre besoin d’importance. Enfin vous serez dans la réalisation et dans l’accomplissement.

Oser le changement c’est se confronter à l’inconnu.

Aujourd’hui beaucoup de gens se lancent dans l’entreprenariat car le marché du travail n’offre pas des possibilités qui répondent à leurs aspirations. Il n’y a pas d’emploi…

Oser le changement c’est créer une rupture dans nos habitudes et quand il s’agit de devenir entrepreneur, quand il s’agit de se lancer dans l’aventure,  c’est faire face à l’inconnu. La nature à 2 grandes peurs, celle du vide et celle de l’inconnu. L’une pouvant être la traduction de l’autre par ailleurs car l’inconnu peut être le vide et le vide l’inconnu.

Il s’agit d’une rupture d’habitudes que nous avons programmée pendant des années comme je l’ai expliqué avant. Très souvent nous entendons : « Là, c’est le grand saut dans l’inconnu », «  Plus rien ne sera comme avant ». Ces phrases résument à elles  seules l’état dans lequel nous nous retrouvons. Ce que nous avons mis des années à automatiser dans nos vies est réduit à néant et nous avons une page blanche devant nous. Pas de process ou de méthodologie, il faut réécrire le chemin, une nouvelle histoire, tout réinventer et pallier à nos besoins physiologiques essentiels. Au début nous sommes démunis, nous ne savons pas comment aborder la problématique.

Même si nous ne sommes pas tous égaux devant nos besoins, il nous faut souvent faire des efforts jusque là insoupçonnés car nous sommes obligés de nous exposer à des risques. Nous adoptons des stratégies sans avoir aucune garantie en retour. Nous nous engageons dans des processus souvent longs et au-delà de notre environnement nous devons nous confronter à nous-mêmes.

Oser le changement c’est se confronter à nos croyances et à nos doutes.

Nos croyances ont la vie dure et si vous êtes dans un train-train quotidien bien réglé, cela est léger à vivre. Dans le cas d’un changement radical, c’est une autre histoire. Nous sommes tous construits avec des forêts de barrières mentales plus importantes les unes que les autres.

Une page blanche suscite des questions par dizaines, par centaines même. La page blanche est le symbole de l’inconnu et cela nous renvoie à nos peurs. Si je suis dans cette situation, devant ma page blanche, c’est que j’ai vécu une transformation dans ma vie qui bouleverse mes habitudes. De plus si j’ai été licencié, par exemple, les questions qui me renvoient devant mes besoins physiologiques ressurgissent. « Pourquoi moi ? ». « Plus de 10 ans et voilà où j’en suis ». « Je me suis donné corps et âme pour cette boîte » etc… Décryptées ces questions me renvoient vers mes besoins de reconnaissance et d’importance.

Vous ne voyez pas où je veux en venir ? Mon capital confiance est entamé. Je ne suis peut être pas celui que je croyais être sinon pourquoi avoir été licencié. Le syndrome de l’imposteur s’installe insidieusement. Là c’est juste une mécanique, mais il en est de même pour toutes les croyances.

Le doute s’installe, la confiance que j’avais en moi est ébranlée et je ne sais pas si ce que je sais peut intéresser quelqu’un et surtout comment je peux monnayer  mon savoir car il faut que je mange.

Dans la plupart du temps, c’est un long processus de reconstruction. Mais, parce qu’il y a un mais, vous n’êtes pas seul. Vous pouvez vous faire aider et accompagner dans cette nouvelle histoire.

Le risque c’est l’isolement avec un schéma émotionnel qui tourne en boucle, ‘pourquoi moi ? ‘ Etc.…

Il faut casser le schéma émotionnel car nous sommes des êtres d’émotions et c’est dans la gestion des émotions que nous trouvons la plupart des solutions. Briser le cercle infernal du schéma négatif est donc essentiel pour redémarrer, pour se reconstruire.

Comment aborder le changement.

Il vous faut en premier lieu trouver votre raison d’être à moins que ce travail ait déjà été fait. A bien réfléchir la plupart d’entre nous avons pris des chemins très fortement orientés par notre environnement ce que j’expliquais au début de cet article. Notre environnement génère des modèles et nous passons notre temps à reproduire des modèles.

Enfant, mon papa était ébéniste. Je vous donne en mille quel a été mon premier métier ? J’ai travaillé dans les métiers du bois, eh ‘oui’ !  Le modèle, pas d’inconnu, mon père à mes côté pour m’aider. Bon ok je suis un cas type et certains n’ont pas eu de choix, mais, notre nature nous pousse dans des chemins, non pas de facilité obligatoirement, mais de sécurité en quelque sorte.

Pour en revenir à votre raison d’être, c’est la raison qui vous sort de votre lit le matin, qui te dit lève toi c’est l’heure, on t’attend, les gens ont besoin de toi, va vers ton accomplissement. Votre raison d’être  c’est ce que vous désirez faire, c’est la façon d’apporter votre contribution dans ce monde en étant complètement cohérent avec qui vous êtes, avec vos valeurs. La raison d’être est la première étape.

Qui, que, quoi, comment, pourquoi, où, quand… ?

Comment, avec qui, par quoi commencer ? Autant de questions auxquelles il faut répondre.

Ce que vous voulez faire, il y a forcément quelqu’un qui l’a fait avant vous. Vous avez donc des modèles, ces fameux modèles dont nous sommes si friands.

Ces modèles sont importants car vous pouvez les étudier, lire leurs livres, regarder leurs vidéos. Vous pouvez tout décortiquer, comment ils parlent, comment ils bougent, ce qu’ils font, quel est le message et pourquoi ils fonctionnent ainsi.

Ce que je viens de vous expliquer, c’est un outil puissant directement inspiré des méthodologies de la PNL (Programmation Neuro Linguistique). Pour ceux qui n’en aurait jamais entendu parler, c’est la genèse en quelque sorte des neurosciences d’aujourd’hui et nous en sommes qu’aux balbutiements.

La transition est toute faite vers un point très important lui aussi. Formez-vous et apprenez. Un de mes coachs disait, ‘si vous n’êtes pas dans la croissance vous êtes dans la décroissance’. Il a raison et il y a tellement de choses à apprendre. De plus, c’est la seule voie vers l’expertise et la maîtrise de votre univers.

La deuxième chose qui est extrêmement importante, c’est que quelque soit votre niveau, connaissances, compétences ou expertises, il y a toujours quelqu’un qui aura besoin de vous, de votre message et qui sera prêt à  vous acheter votre produit ou votre service.

Ensuite pour la troisième chose, entourez-vous des bonnes personnes et fuyez les personnes toxiques. Ce sont les gens qui critiquent absolument tout, tout ce que vous faites n’est pas bien, ils ne comprennent pas pourquoi vous perdez du temps, ils vous expliquent que ça ne marchera jamais, etc…

Faites le ménage, entourez-vous de gens positifs, de personnes qui vous portent, qui vous incitent à grandir et à vous dépasser. Ces personnes vous donnent de l’énergie, sont toujours positives et sont porteuses de solutions.

Pour conclure, sortez ou cassez le cercle émotionnel négatif. Ne vous isolez pas et gardez votre focus sur ce que vous voulez et ce que vous désirez. Pratiquez la visualisation de votre vie rêvée en associant des émotions (joie, bonheur, plaisir, envie, etc…). Faites le film de votre vie et visionnez le plusieurs fois par jour pendant des mois…

Plus vous irez vite dans ces démarches, plus vous vous appuierez sur les bonnes personnes, mentors, coachs, etc…, plus vous apprendrez et vous vous formerez, plus l’inconnu deviendra vite connu et vous avancerez dans l’écriture de vos nouvelles aventures jusqu’à ce qu’une nouvelle forme de routine s’installe, crée de nouvelles autoroutes neuronales et crée un univers dans lequel vous vous sentirez en sécurité. Vous toucherez du doigt le fruit de vos efforts et ce sera l’épanouissement tant désiré qui se réalisera enfin.

Il est temps maintenant de faire le premier pas…

Philippe votre coach

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